Cluny, une ville remplie d’histoire au coeur de la Saône-et-Loire

Cluny

Chaque passage à Cluny relève de l’émerveillement. L’abbaye contribue grandement au rayonnement de la cité.

Je garde en souvenir la visite du haras jouxtant l’imposant monument. Havre de paix.

La Place du Marché offre une vue imprenable sur l’Hôtel de Bourgogne. La couleur des fleurs se mélangent avec les rayons du soleil.

Se promener dans les multiples ruelles est une joie réelle. Les touristes admirent la belle pharmacie de l’extérieur. Joyau.

Nous flânons. Les yeux levés vers le ciel. Les immeubles se dévoilent alors. Authenticité.

Nous décidons de nous rendre à nouveau au sein du somptueux édifice. La guide est une conteuse hors pair. Un millénaire défile ainsi. Cluny fut durant cinq cent ans la plus importante église de la chrétienté. La basilique Saint-Pierre de Rome vint affaiblir son pouvoir au début du XVIème siècle.

Cependant, Cluny garda toujours une aura particulière.

Les arcades sont d’une symétrie exemplaire. Notre accompagnatrice souligne cet élément architectural rare après avoir interprété un chant grégorien.

Nous terminons notre périple par une exposition intitulée Bestiaire du monde. Rencontre avec les animaux de tous les continents.

Le Mâconnais est une région pleine de surprises. Le vignoble est d’une qualité remarquable. Les épicuriens sont comblés !

Sur le chemin de vos vacances, vous passerez peut-être en Bourgogne ! À la bonne heure !

Marion Allard-Latour

 

Porquerolles : sur les traces de Marianne et Ferdinand

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Anna Karina et Jean-Paul Belmondo, les deux acteurs du film Pierrot le Fou, ont marqué l’île de Porquerolles. Marianne et Ferdinand aussi. Indissociables. En cinéphile passionnée, je décide de partir à la recherche de la maison qui abrita le temps d’une scène mythique, le quotidien monotone des amoureux.

Qu’est-ce que je peux faire ? J’sais pas quoi faire. Anna Karina marche sur la plage Notre-Dame. L’ennui est total. Le soleil et la mer ne suffisent pas à la rendre heureuse.

J’escalade quelques rochers. Impatience. Les mouettes semblent protéger les alentours de la bâtisse. Cachée par des arbres, elle se montre enfin. Les volets rouges ont disparu.

Deux pièces sont abandonnées.

J’immortalise cet instant avec joie. Précieuses photographies.

Je m’éloigne en admirant le ponton.

La musique d’Antoine Duhamel m’accompagne. Divine et tragique.

Le jour d’avant, je me suis rendue au Moulin du Bonheur avec la certitude d’écrire sur la plus belle œuvre de Jean-Luc Godard. Symbolique des sentiments.

Évoquer cette formidable promenade me paraît alors poétique à souhait.

Loin de la foule. Comme Marianne et Ferdinand.

Marion Allard-Latour

Le Salon International de l’Agriculture : les produits du terroir à l’honneur

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Grand rendez-vous des politiques, le Salon de l’Agriculture est aussi un moment primordial pour découvrir l’ensemble des spécialités de l’Hexagone. Fromages, vins, saucissons… Jacques Chirac a largement popularisé cette pratique annuelle. Pour les bons vivants.

Le premier hall est consacré à l’élevage des chevaux. Les ânes sont leurs voisins. Nos âmes d’enfants ressurgissent.

La visite continue en compagnie des vraies vedettes, j’ai nommé les vaches, venues des quatre coins de la France. Charolaise, Rouge des prés, Montbéliarde, Bazadaise, Salers ou encore Limousine. Elles sont toutes là.

Moutons, chèvres, lapins et poules représentent de sympathiques concurrents. Les coqs sont merveilleux avec leurs plumages colorés. Comme dans une peinture. Avec amusement, nous cherchons parmi les multiples oiseaux le fameux pigeon parisien. En vain.

Le Salon invite de nombreux pays à exposer leurs talents culinaires. Maroc, Mali, Burkina Faso… Les étals d’épices sont infinis.

Joie olfactive !

Petits et grands trouvent leur bonheur !

Marion Allard-Latour

 

 

Le Mans : La Nuit des Chimères

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« La Compagnie des Gens Plusieurs » proposait hier soir un somptueux spectacle, Jacques le Chimérique. Le public, nombreux, s’est retrouvé près de la Cathédrale Saint-Julien du Mans, place Saint-Michel, impatient de découvrir l’histoire de la Cité Plantagenêt.

Trois comédiennes déambulent en chantant des airs joyeux et entraînants avant l’arrivée de Jacques le Chimérique (Jacques Gouin). Ce dernier nous conte l’histoire de Paul Scarron, auteur du Roman comique et premier époux de Françoise d’Aubigné qui deviendra Madame de Maintenon. Nous nous trouvons à côté de la maison qu’il a habité. Les lieux restent toujours les mêmes. Les générations défilent.

Nous tournons ensuite autour de la cathédrale. Jacques le Chimérique narre à présent la vie de plusieurs évêques du Mans. Petits et grands, nous nous rapprochons, des secrets subsistent. Nous sommes mis dans la confidence mais silence !

Le Mans est également une ville de cinéma. Les plus grands sont venus ! Gérard Depardieu, Daniel Auteuil, Leonardo DiCaprio ! L’histoire contemporaine se mêle à l’histoire médiévale !

Sous une pluie battante, nous accédons ensuite aux Jardins de l’officialité. La beauté architecturale et les lumières nous plongent au cœur du XIIème siècle. Voyage dans le temps !

Sur la scène, la dynastie des Plantagenêts est évoquée au grand jour. Henri II en est le personnage principal. Mariage avec Aliénor d’Aquitaine, conflit avec le roi de France Philippe II, lien avec Thomas Becket, trahisons et filiation, tout est merveilleusement bien interprété.

La soirée s’est terminée avec de superbes illuminations projetées sur la cathédrale !

Enchanteresque !

                                                    Marion Allard-Latour

L’Opéra : joyau de Paris

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À chaque visite de l’Opéra Garnier, la magie opère. Que l’on aime la musique classique ou les ballets,l’on est subjugué par la beauté du lieu, son histoire et ses « coups de théâtre ». Retour sur cet emblématique endroit à deux pas de la place Vendôme.

Charles Garnier, architecte et visionnaire

Aujourd’hui l’architecte est connu dans le monde entier. D’ailleurs il a inspiré un grand nombre de ses contemporains dans ce domaine. Inauguré en 1875, l’Opéra Garnier a tout de suite été considéré comme une référence en matière de style en cette fin de XIXème siècle. À l’époque les plus grands compositeurs et musiciens se pressaient pour interpréter de célèbres rôles ; Jules Massenet avec son « Werther » mais aussi Bizet et sa somptueuse « Carmen ».

L’Opéra Garnier est donc devenu au fil des années une scène incontournable pour tous les artistes.

Le 14 décembre 1894, l’Opéra fête la millième représentation de Faust de Richard Wagner. Ce dernier est le plus grand compositeur allemand et il possède une renommée mondiale. C’est alors pour l’Opéra Garnier un véritable honneur, vingt ans après sa création, de pouvoir faire jouer de telles œuvres.

L’Opéra et le prestige

Au XXème siècle, l’Opéra Garnier s’affirme de plus en plus tant dans sa programmation que dans sa recherche de l’excellence. C’est ainsi que les plus grandes divas laisseront une empreinte éternelle ; Maria Callas interprétant Norma de Bellini ou encore Victoria de Los Angeles transformée en belle Marguerite dans le Faust de Charles Gounod.

Les ballets font aussi la renommée de ce lieu unique avec Le Lac des Cygnes de Tchaïkovsky pour ne donner qu’un exemple.

Parmi les danseurs, certains sont des étoiles comme Rudolf Noureev, Maurice Béjart ou Aurélie Dupont.

Depuis 1964, la salle mythique de l’Opéra Garnier renferme une œuvre majeure du XXème siècle ; il s’agit bien évidemment du plafond réalisé par Marc Chagall. Aujourd’hui encore des personnes du monde entier viennent admirer cet autre joyau.

L’Opéra de Paris reste donc ce lieu unique qui allie à la fois beauté, volupté et sensibilité.

Nos yeux ne sont sans doute pas assez grands pour observer et admirer tous les détails architecturaux. Toutefois laissez-vous guider dans le Grand Foyer. Là vous trouverez des peintures murales absolument somptueuses et des lustres datant d’un autre siècle.

Et pour tous les amoureux de la musique et de la danse, la programmation est toujours remarquable (Carmen, Les Contes d’Hoffmann, Rigoletto, Tosca…)

 

 Marion Allard-Latour