Bohème, notre jeunesse : Puccini revisité

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Après avoir pris place au sein de la somptueuse Salle Favard à l’Opéra Comique, le public, sensible à la belle et tragique histoire de Mimi et Rodolphe, écoute avec la plus grande attention ces airs sublimes et majestueux. Nos cœurs sont transpercés.

À la fin du XIXème siècle, Paris a une âme véritable. Les décors nous le prouvent. Sans discontinuer.

Rodolphe est un poète peu reconnu. Il travaille beaucoup. La vie de bohème. Ses amis sont de jeunes artistes sans doute destinés à un brillant avenir. Nul ne le sait.

Une jeune femme du nom de Mimi frappe à la porte de Rodolphe. Les histoires d’amour ne commencent-elles pas toutes ainsi ? Ce sentiment est présent dans la littérature. Il se décline de mille façons.

Chanté, il devient merveilleux. Tous les humains s’appellent Mimi et Rodolphe. Quelle plus somptueuse vie ?

Marcel, le fidèle acolyte de Rodolphe, est quant à lui épris de la flamboyante Musette. Une diva. Le contraire de Mimi.

Elles ne partagent rien si ce n’est un groupe d’amis. Mimi est fidèle et douce. Musette, frivole et colérique.

Les deux couples évoluent parallèlement.

Comme dans tous les drames sentimentaux, Mimi et Rodolphe décident de se quitter. Entre volonté et refus.

Les chants se font graves. Mimi est atteinte d’un mal incurable. Tuberculose. Une scène mémorable et poignante se joue entre la condamnée et Marcel.

Seule la mort les séparera.

Nous nous trouvons dans une autre dimension. Il fait encore jour en ce mois de juillet. Cependant, le noir est la couleur dominant l’assistance.

Puccini séduit encore et toujours. Ses opéras sont les huitièmes merveilles du monde.

Pauline Bureau excelle dans la mise en scène. Grâce à son talent, La Bohème entre dans une nouvelle ère ; celle de la modernité.

Sandrine Buendia et Marie-Eve Munger sont d’immenses cantatrices.

Les passionnés ne peuvent que se réjouir de l’existence d’une telle œuvre.

Magistral !

Marion Allard-Latour