« La Dégustation » : le vin et l’amour ont rendez-vous !

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Réunion autour d’excellentes bouteilles de vin. Rouge, blanc et rosé. Le champagne est aussi de la partie. Rien de tel que des bulles pour s’enivrer. Jacques est caviste. Son métier est tout ce qu’il possède. Un jour, une femme entre dans sa chaleureuse boutique. Elle désire offrir un grand cru à ses amis sans-abri. La conversation démarre. Dialogue de sourds. Jacques est peu loquace.

Rue commerçante. Un braquage vient de se produire au sein de la bijouterie voisine. Le jeune voleur se réfugie chez Jacques. Début de nombreuses péripéties. L’humour ne manque pas.

Jacques fait croire à Hortense qu’il donne des cours d’œnologie. Nos papilles restent en éveil. Il invite son ami libraire ainsi que l’ancien délinquant à sa table. Ce dernier est le nouvel employé de la maison. Les liens paraissent tendus entre les quatre protagonistes. Hortense, pourtant catholique pratiquante, se livre à un péché. Celui de boire plus que de coutume. Les rires semblent incontrôlés. La salle les soutient à travers des applaudissements nourris.

Jacques et Hortense sont épris. Ils usent de toutes les techniques avant de s’avouer leurs sentiments véritables. Esquive. Steve, le turbulent apprenti donne des conseils à Jacques quant à l’amour. Jubilatoire. Petite Fleur de Sidney Bechet contre rap du XXIème siècle.

Jacques cache un lourd secret. Passons-le sous silence. Son air faussement désinvolte le protège d’un douloureux passé. Dépendant. Son médecin le somme d’arrêter son fétichisme des verres bien remplis.

Mais comme dans toutes les jolies histoires, un couple naît. Hortense n’a pas d’enfant. La quarantaine lui fait perdre peu à peu ses espoirs de devenir mère. L’Espagne est son unique recours. Procréation médicalement assistée. L’actualité fait débat jusque sur la scène de la Renaissance.

Hortense et Jacques doivent leur passion grâce à la tolérance. Et au Romanée Conti.

La mise en scène d’Ivan Calbérac est riche. Nous sentons l’odeur du Château Margaux. Luxe et volupté.

Isabelle Carré et Bernard Campan sont des interprètes haut en couleurs.

Géniaux Mounir Amamra, Éric Vielard et Olivier Claverie  !

Un spectacle acidulé !

Marion Allard-Latour

Informations pratiques : La Dégustation au Théâtre de la Renaissance jusqu’au 29 juin 2019

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