Picasso : sa jeunesse en bleue et rose !

fullsizerender-2L’exposition tant acclamée vient de se terminer au Musée d’Orsay. Les amateurs d’art sont venus pour découvrir un pan méconnu de l’œuvre de Pablo Picasso. Teintées tantôt d’espoir tantôt de mélancolie, les périodes bleue et rose constituent une véritable leçon d’histoire. Picasso partage alors sa vie entre Madrid et Paris. Deux capitales majeures dans cette Europe de la Belle Époque. La bohème.

Les premières salles sont consacrées aux autoportraits de Picasso. Il joue avec son propre physique. Mise en scène où le peintre esquisse un léger sourire. Il nous toise du regard. Trouble certain. Son Autoportrait en haut-de-forme (1901) attire toute mon attention. Couleurs criantes. Cabaret.

Picasso tient l’amitié en grande estime. Son comparse Carlos Casagemas est de tous les voyages. Sa mort précoce restera pour Picasso une plaie béante. Suicide. Désespoir profond de l’artiste. Cet évènement est à l’origine de la période bleue. Puissante créativité. Pablo Picasso peint Casagemas mort. Le bleu est proche du noir. Casagemas dans son cercueil, réalisé en 1901, montre toute l’injustice d’une telle disparition. Prise de conscience. Évocation est l’un des autres tableaux appartenant à cette triste époque. Casagemas semble veiller sur Picasso même quelques années après son décès. Il ressuscite avec Casagemas nu (1903). Rêve fou.

Picasso connaît ses premiers succès parisiens en 1901. Il est exposé au sein de la Galerie Vollard. Il exporte la culture espagnole dans la ville lumière. Café-concert du Paralelo en témoigne. À Paris, il se rend dans des lieux de fête comme le Moulin-Rouge. Inspiration.

Le bleu est toujours d’actualité en ces toutes premières années de la décennie 1900. Les femmes sont omniprésentes. La Chambre et Femme à la toilette. Picasso s’attarde sur leur nudité. Elles sont l’essence même de l’existence magnifiée. Parfois, elles sont aussi torturées par la maternité. Femme au bonnet. Atteinte d’une maladie vénérienne, l’inconnue est exclue de la société. Avoir des enfants déforment. Vision ancienne.

Le public découvre avec étonnement quelques toiles érotiques. Picasso et le Kamasutra. Le Maquereau. Deux femmes nues. Piquant programme !

Avec ses différents tons de bleu, Picasso nous invite à la contemplation. Les Toits de Barcelone. Une ville vue d’en haut.

La transition entre le bleu et le rose se fait tout en douceur. Nous observons avec intérêt les pointes de rose dans La Célestine. Comme un jeu de piste.

Le bleu est néanmoins gravé dans l’esprit de Picasso. Il célèbre également la vie. Le rose est dédié à la part d’insouciance de l’artiste. Fillette au panier de fleurs (1904), Les Trois Hollandaises (1905).

Picasso est prolifique. Dès 1905, il aborde un thème nouveau. Ses toiles, Acrobate et Jeune Arlequin, Les Saltimbanques, Famille d’acrobates avec un singe, Écuyère, débordent d’expressivité. Le rose a pris toute sa place.

La dernière pièce contient des œuvres d’une beauté particulière. La série liée à l’art de la coiffure m’enchante. Femme au peigne et La Coiffure sont un hommage à la gent féminine.

Être élégant. Vouloir plaire. Telle est la maxime de Pablo Picasso.

Marion Allard-Latour

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