L’École des femmes : Molière a rendez-vous avec le XXIe siècle

FullSizeRender-2.jpgLa condition féminine n’a cessé d’évoluer au fil du temps. Difficile travail que d’accepter l’égalité entre les sexes. Agnès est depuis sa plus tendre enfance entre les mains d’Arnolphe. Bourgeois sans être gentilhomme. Éducation stricte. Il a tout prévu afin de s’unir à celle qu’il a recueilli. Simple fille de paysanne.

La pièce nous rappelle que le combat est encore long et rude pour les femmes.

Rester indépendante afin de ne pas glisser dans les bras d’un homme au désir tout-puissant. Telle est la morale de cette œuvre.

Une salle de sport. Premier décor. Arnolphe et Chrysalde discutent à propos du mariage. Quelle idée de lier sa vie à une ignorante ? Arnolphe a la réponse. Agnès ne connaît rien des plaisirs de l’existence. Selon ses dires, elle pense que les enfants se font par l’oreille. Drôle d’insouciance.

Recluse dans sa chambre, Agnès n’est pas pour autant malheureuse. Enjouée et radieuse. L’amour a frappé à sa fenêtre. Miraculeux balcon.

Il se prénomme Horace. Fils d’Oronte, lui-même ami d’Arnolphe. Horace et Arnolphe se rencontrent. Le premier a pénétré dans la maison du maître sans la moindre autorisation. Agnès en est la cause. Et le bonheur. Les grandes passions naissent souvent dans la clandestinité. Arnolphe est exclusif. Suprêmement jaloux.

Les scènes suivantes se déroulent dans la plus grande des comédies. Monsieur de la Souche et Arnolphe ne forment qu’une seule et même personne. Ingénieux stratagème.

Agnès cache bien son jeu. Son innocence n’est qu’une façade apparente. Elle désire se donner toute entière à son bien-aimé Horace.

Alain et Georgette, serviteurs, aident le pauvre Arnolphe à récupérer la terrible Agnès. Enlèvement.

Cri et douleur. Horace est loin à présent.

Le final est aussi improbable que déroutant ! Agnès et Horace s’enfuient. Pour un avenir commun ?

La mise en scène de Stéphane Braunschweig est totalement adaptée à la situation contemporaine.

Agnès loge au fond de la scène. Un monde se tient entre elle et le public. Isolée de tout et de tous.

Suzanne Aubert est formidable dans le rôle d’Agnès. Taillé à sa mesure. Claude Duparfait excelle en Arnolphe fou et machiavélique. L’humour ne le quitte pas.

Glenn Marausse, Thierry Paret, Laurent Caron, Georges Favre, Ana Rodriguez et Assane Timbo complètent merveilleusement la troupe !

Le petit chat est mort. Notre attachement pour le théâtre de Molière est plus vivant que jamais !

Marion Allard-Latour

 

 

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