« Poussière » : questions métaphysiques

Poussière

Dix personnages se réunissent dans le même lieu de vacances depuis trente ans. Assis sur de sinistres chaises, ils parlent sans discontinuer. Un couple, dont les enfants ont quitté le nid familial il y a longtemps déjà, s’interroge sur son avenir. Il désire rentrer chez lui, immédiatement. Elle, heureuse et enthousiaste, veut profiter de cette parenthèse. Pour la dernière fois, peut-être.

Les autres protagonistes évoquent leur vie passée. Une femme aux longs cheveux est accompagnée par sa fille psychiquement malade. Elle l’aime d’un amour tendre et unique. « Mon amie la rose » de Françoise Hardy est fredonnée par la discrète fragile. Douceur de l’âme.

Un homme est atteint d’un Parkinson. Ses paroles se mêlent à celles d’autrui. Tous ont souffert au cours de leur existence. Inéluctable.

Ils ne se quittent pas malgré une communication difficile.

Humour noir. La pièce est d’une grande force. Chaque comédien amène sa pierre à l’édifice.

Lars Norén est incontestablement un génie de la mise en scène.

Dominique Blanc, Martine Chevallier, Didier Sandre, Danièle Lebrun, Anne Kessler, Bruno Raffaelli, Alain Lenglet, Françoise Gillard, Christian Gonon, Hervé Pierre et Gilles David excellent.

Les amoureux du théâtre sont comblés.

Marion Allard-Latour

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s