« Le Fils » de Florian Zeller : parcours mouvementé de l’adolescence

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Le drame de l’adolescence reste un sujet sensible. L’enfance est partie afin de laisser place à une période complexe et douloureuse. Avant de devenir pleinement adultes, les jeunes gens se posent souvent de multiples questions sur l’existence. Pourquoi vit-on ? Le temps arrangera tout. Ou rien. Incertitude.

La pièce de Florian Zeller est essentielle pour tous les parents et les enfants du monde. Les sentiments sont mis à rude épreuve entre Nicolas, Pierre et Anne. Le premier est le fils. Les derniers viennent de divorcer. Nicolas habite chez sa mère, femme pressée et incomprise par la chair de sa chair. Quant à Pierre, il est père pour la seconde fois.

Nicolas est seul et violent. Pour tenter un nouveau départ, il décide de s’installer chez Pierre.

Un autre personnage apparaît ; celui de Sofia, la compagne de Pierre. Les relations sont difficiles. Elle a peur de lui. Nicolas est psychologiquement instable. Le lycée ne l’intéresse guère alors il marche sans but précis. Il réfléchit et s’imagine peut-être qu’il sera poète. « On n’est pas sérieux quand on a dix-sept ans. » Le fantôme de Rimbaud est près de nos âmes.

Les spectateurs sont pris dans cet engrenage. La lumière n’est jamais loin mais Nicolas finit toujours par sombrer. Son unique ami a pour nom mensonge. Le garçon inquiète son entourage. Serait-il capable de mettre un terme à ses souffrances ?

Le décor suivant est blanc comme un asile. Nicolas est contraint de séjourner dans ce sinistre endroit. Il est malheureux. Anne et Pierre ne peuvent se faire à cette idée. Tragédie grecque.

Yvan Attal, Anne Consigny et Élodie Navarre nous prouvent qu’ils sont d’immenses comédiens. Rod Paradot est majestueux, tout simplement.

La mise en scène de Ladislas Chollat est en totale adéquation avec les quatre protagonistes de cette histoire riche en émotions.

Du grand art !

Marion Allard-Latour

Les secrets de la nature au Jardin du Luxembourg

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Après-midi de printemps. Les grilles du Jardin du Luxembourg sont tapissées de splendides photographies d’Olivier Grunewald. Les passants sont sensibles à la beauté de la nature. Aux quatre coins du monde.

Les animaux en voie de disparition s’exposent. Deux ours blancs s’imposent en maîtres de leur territoire. Protection.

Devant chaque cliché, le public s’arrête de longues minutes. Le bruit parisien devient secondaire. Nous sommes dans une bulle. Poétique et écologique.

Les paysages sont également présents. Déserts lointains. La vie semble absente quand soudain une fleur apparaît. Comme par magie.

La Corée du Sud possède de somptueuses forêts. Paradis terrestre. La brume s’invite entre les arbres. Inquiétude et féerie.

Les volcans en éruption nous offrent de fascinants spectacles. Les images ont le pouvoir de nous faire ressentir des émotions, d’un bout à l’autre du monde.

Aurores boréales. L’envie de partir en Finlande afin d’observer ces majestueux phénomènes me prend instantanément. Le ciel est vert et bleu. Olivier Grunewald saisit les instants les plus précieux. Mouvement perpétuel.

Tous les esthètes doivent effectuer cette promenade unique.

Prendre le temps d’admirer notre belle planète ! Essentiel !

Marion Allard-Latour