Edmond, une pièce de théâtre inspirante et enjouée

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Le Théâtre du Palais-Royal connaît depuis plusieurs mois un immense succès grâce à la pièceEdmond, mise en scène par Alexis Michalik.

En s’installant dans la mythique salle, le rideau est déjà levé. Intérieur datant de la fin du XIXème siècle. Les comédiens arrivent. Ils discutent et jouent du piano. La bohème.

Le spectacle peut commencer !

Honoré, le patron d’un café qui porte son nom, fait une importante déclaration. L’année 1895 sera politique et artistique.

Le poète Edmond Rostand vient de subir un échec professionnel. La Princesse lointaine, drame écrit en vers n’a séduit ni le public ni la critique.

L’interprète principale s’appelle Sarah Bernhardt. Elle seule croit au talent d’Edmond.

Marié et père de deux enfants, Rostand est désespéré. Vivre à Paris représente une joie et une souffrance.

Edmond côtoie pourtant les plus grands. Feydeau, Courteline et Méliès apparaissent. Ils prennent Rostand pour un petit auteur. Impopularité.

Un jour, Edmond rencontre Coquelin, véritable vedette. Le vieil homme a des ennemis dans le métier. La Comédie-Française lui interdit de jouer suite à un différend.

Bravant les obstacles, Coquelin commande une pièce à Rostand. Le jeune écrivain ne possède que peut de temps pour la créer. Trouver l’inspiration. Panique.

Son ami Léo, dandy, est d’un inconditionnel soutien. Ce dernier tient absolument à lui présenter sa nouvelle conquête, Jeanne. Costumière, elle est accompagnée d’une amie, Jacqueline. La scène est caustique.

La danse du French Cancan éclate comme un feu d’artifice. Gaieté.

Jeanne a une tendresse particulière pour les mots de Rostand. Séduction. Edmond est flatté, en secret. Une soirée durant, Rostand se transforme en Feydeau. Mensonge de Léo. Imbroglio.

Léo aime Jeanne mais ne sait comment exprimer ses sentiments. Rostand l’aide. Ils sont côte à côte. Jeanne est à l’étage, travail oblige.

Un jeu s’installe alors. Rostand souffle des phrases d’amour à l’oreille de Léo. Il les répète à son tour. Pour Jeanne. Elle est sous le charme.

Une correspondance naît entre Léo et Jeanne. Les lettres sont rédigées par Rostand. Rosemonde, sa femme, découvre les missives. Stupéfaite, elle pense son mari infidèle.

Relation platonique.

Edmond ne quitte plus sa plume et ses feuillets. Cette histoire le transporte hors de la réalité. Jeanne devient Roxane. Tout prend forme. Actes de la vie.

Début des répétitions.

Les producteurs corses défient Coquelin. Ils chantent. Escrocs et clowns.

Divers imprévus ont lieu.

Merveilleuse mise en abyme.

Le sérieux et l’angoisse arrivent au moment de la première. Théâtre de la Porte Saint-Martin.

Rostand tente de respirer. En vain.

Bien installés dans leurs fauteuils, les gens rient sans discontinuer. Gloire !

La comédie tant désirée par Coquelin est au final une belle tragédie.

L’amant de Roxane, Christian, meurt au cours d’un combat.

Cyrano est quant à lui toujours épris de cette femme charmante. Fantasme.

Disparition soudaine de l’escrimeur.

Applaudissements nourris.

Nous vivons un moment unique. L’humour est la force de cette œuvre riche. Tous les comédiens excellent.

Les décors sont incroyables de fantaisie.

Des coulisses à la maison close en passant par l’appartement de Rostand, le Paris 1895-1897 subjugue et effraie.

Salutations.

Rappels.

Lisons mille fois Cyrano de Bergerac ! Bijou littéraire !

Marion Allard-Latour

 

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