César : sculpteur-compresseur de génie !

César

En ce début d’année 2018, l’envie soudaine de découvrir l’ensemble de l’œuvre de César est grande. Le célèbre créateur du trophée récompensant les professionnels du cinéma français nous étonne à chaque instant.

Une salle immense scindée en dix parties montre aux spectateurs l’évolution de l’artiste durant plus de cinq décennies.

Un moment privilégié au Centre Pompidou !

Né à Marseille en 1921, César Baldaccini restera toujours attaché à sa ville natale. Il dédiera une sculpture à la cité Phocéenne. Belle de Mai (1956) est le fruit d’un amour absolu pour son quartier d’enfance. Souvenirs indélébiles.

Dès le début de l’exposition, je suis subjuguée par son travail titanesque. L’Esturgeon qu’il réalise en 1954 est impressionnant de par sa grandeur. Les techniques employées sont soigneusement détaillées. Ainsi, pour la première fois, César utilise la soudure à l’arc, élément qui lui permet d’être plus rapide. Action.

Il s’amuse à représenter certains animaux et autres insectes.

Deux chauves-souris attirent mon attention. Entre réel et imaginaire.

Une série de sculptures en bronze portant sur le thème des ailes est bouleversante. Légèreté.

J’avance à petits pas.

Des objets du quotidien surgissent. Deux râpes à fromage créées par César trônent sur des toiles. Relief et créativité.

César a un rapport particulier au corps féminin. Torse (1954) le prouve. Décharné et incomplet. Souffrances.

Contradiction. Plaque femme (1958) fait l’éloge de ses attributs. Sensualité.

Un autre chapitre s’ouvre. César étudie une nouvelle manière d’assembler des matériaux. Le monde de la ferraillerie lui est proche.

D’immenses fresques sont constituées de morceaux d’anciennes automobiles. Seconde vie.

Face à une Dauphine 1959 entièrement écrasée, je suis perplexe.

César n’est pas un matérialiste. Il déforme tout. Modification. Anti-consommation.

César a voulu laisser une empreinte. Ses pouces en sont les témoins. Petits, moyens ou grands. En polyester, marbre ou plâtre. Le public s’arrête de longues minutes. Illuminés par le soleil, ils ont une allure folle. Passionnante collection.

Les expansions de César sont pleines d’inventivité. Il arrive à faire prolonger un verre brûlé, un œuf ou une bouilloire remplie d’un liquide rougeâtre. Rien ne se termine.

César décide également d’envelopper des téléphones et des chaussures dans du Plexiglas. Esthétique.

La poule monumentale Fanny Fanny (1990) est moderne. Elle possède des rollers. Courir après le temps.

Les compressions murales présentes dans la dernière pièce sont faites d’affiches publicitaires et de cartons. Cadre coloré.

La rétrospective César est importante pour appréhender les soixante dernières années.

Un regard décalé sur notre société.

Plus que jamais essentiel !

Marion Allard-Latour

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