Shock Corridor : une pièce de théâtre à couper le souffler

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Le Nouveau Théâtre de Montreuil propose la (re)découverte en version théâtrale de Shock Corridor, le célèbre film de Samuel Fuller datant de 1963. Les acteurs sont issus de la promotion de l’Ecole Nationale du Théâtre de Strasbourg.

Dès le début de la pièce, on est pris par l’intensité des personnages, à commencer par Samuel Fuller lui-même, interprété par une femme. De la rédaction d’un journal à l’hôpital psychiatrique, les spectateurs suivent l’histoire d’un journaliste enquêtant sur un meurtre. Johnny Barett se fait donc interner dans un asile afin de trouver l’identité du coupable. Cette aventure folle est rythmée par une musique torride faisant écho à l’ambiance d’un lieu où la personnalité de chacun surgit de façon inattendue. Tout le monde est sous le charme de ces aliénés dont les vies d’avant ont été passionnantes et exaltantes.

Entre chaque présentation de personnages, Samuel Fuller donne des indications sur son plateau, cigarette pendue aux lèvres, enthousiaste. Nous sommes dans le film et dans les coulisses du tournage. Chaque personne dans la salle est témoin de l’audition des trois fous ayant assistés au crime.

La mise en scène de Mathieu Bauer est une vraie réussite entre modernité et fidélité au film de Samuel Fuller.

Une plongée dans le cinéma, le théâtre et l’Amérique très underground des années 1960.

Marion Allard-Latour

Une exposition haute en couleur

ob_151563_galieraLe Palais Galliera propose une extraordinaire remontée dans le temps à travers Anatomie d’une collection. Répartis dans trois salles, les costumes et autres robes et chapeaux parlent de plusieurs époques que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. Petit tour d’horizon.

L’époque napoléonienne

Dans la première salle, les visiteurs découvrent les habits ayant appartenu à Napoléon Ier ainsi que ceux de ses épouses Joséphine de Beauharnais et Marie-Louise d’Autriche. Des manteaux lamés or splendides que l’on aimerait posséder pour une grande occasion. Autre temps, autre mode. En contraste avec ce monde de faste, des costumes de bagnards sont également exposés ainsi que des vêtements ayant, au XIXème siècle, habillé les femmes et les hommes du peuple, lavandières et ouvriers.

Entre luxe et simplicité, je m’aventure alors dans les deux autres salles du Palais.

Le chic parisien

Des premières réalisations de Gabrielle Chanel à celles d’Yves Saint-Laurent, un seul mot d’ordre « chic ».

Là, sous nos yeux, se dévoilent les robes portées par Audrey Hepburn inventant alors un nouveau style très moderne grâce à sa complicité avec le couturier Hubert de Givenchy dans les années 1960.

Sonia Rykiel et ses pulls rayés. Elle réinventa aussi le jogging à la mode parisienne.

Quant aux années 1990, elles sont célébrées par une femme, Inès de la Fressange, qui lors d’un défilé de Jean-Charles de Castelbajac porta une robe longue avec le portrait de Coco Chanel. La mode traverse les siècles et les décennies. Cette exposition en est la quintessence.

 Marion Allard-Latour